Le vent en face

by ZEDRINE

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released May 14, 2014

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ZEDRINE Toulouse, France

Après plus de dix ans de scènes ouvertes, d'événements slam au 4 coins de France, de concerts avec le groupe "Enterré sous X", de projets collectifs (Nino et nous), Zedrine assemble patiemment un répertoire plus personnel.

2012 : 1ers titres enregistrés - "Epopée floue"
2014 : EP "Le vent en face" et recueil "Que la surface s'apaise"
2015 : roman "Fils d'elle" et préparation d'album.
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Track Name: Le vent en face
Le vent en face


On sort du rang, on serre les dents, on prend le vent en face

J'ai pas le vocabulaire et j'ai pas les codes couleurs
Je pars soit trop tôt soir trop tard, mais jamais au top départ
J'ai peur de pas trouver le ton, pas la bonne hauteur, c'est con
Si j'ai pas appris les pas, c'est par paresse, c'est plus une question de principe chez moi

Ne pas pas prendre part
au bla bla du énième Grand Soir
Ne raconter d'histoires que celles qu'on écrit pour soi…

On a qu'à faire comme si, on imagine on brode
un son qui déborde les émotions mornes
ça fait un bail que j'sais plus où se situe la mode
on sort de la cage, de la cale, de la case
on se faufile hors du filet
on a rongé les mailles…

Même si toi tu n'as qu'une seule envie
c'est qu'on te tienne compagnie,
non !

On sort du rang
on serre les dents
On sort du rang
on serre les dents
on sort du rang
on serre les dents
on prend le vent en face

Face au vent, t'es plus face au mur
Face au temps, tu sens tes blessures
s'effacer, fast forward, past
past, la suite est histoire de place
à prendre, à vendre,
on est tous à vendre, autant choisir le prix
tout seul, descendre,
les deux pieds sur terre, j'connais pas d'paradis

Et c'est pas l'troupeau qui m'f'ra changer d'avis
quel que soit l'propos, trop nombreux, j'me méfie
au milieu du flot, regarde bien avec qui
tu marches et tu braves et tu causes et tu baves
Ta révolution avait besoin d'ennemis
Fais juste attention à qui t'en fournit

Conseil d'ami…
Allez !


C'est une sorte de service que l'on se rend
Quand on sort du rang, qu'on serre les dents,
qu'on prend le vent en face, en face,
effaçant les identifiants qu'on se farçit dès l'enfance
on a choisi d'aller voir ailleurs

Aux haineux qui s'ignorent !
Aux cadors qui se leurrent !
Aux yeux qui tordent ce qu'ils mirent
et qui s'emmurent dans le désir
d'être moins seuls dans le combat…
Ne t'inquiète pas
J'ai surtout écrit ça… pour moi

Ne pas pas prendre part
au bla bla du énième Grand Soir
Ne raconter d'histoires que celles qu'on écrit pour soi…

Je sais toi tu n'as qu'une seule envie
c'est qu'on te tienne compagnie,
non !

On sort du rang
on serre les dents
On sort du rang
on serre les dents
on sort du rang
on serre les dents
on prend le vent en face
Track Name: Sweet city (MS20 edit)
S W E E T C I T Y

When we walk down the streets of a city we don’t know, we just try not to think of what comes tomorrow. On s’laisse aller à la p’tite aventure du jour. On s’laisse parler jusqu’à ce que nos yeux soient trop lourds.
When we walk down the streets of a city we love on the first sight, we feel like victorious knights, blessed by their gods for being alive. On avance en toute confiance, no need to talk too loud. Le moindre trottoir nous sourie comme une chance. Les panneaux de signalisation esquissent une danse de bienvenue. Les yeux tournés vers… anywhere… La vue brouillée, en même temps si claire. C’est comme ça quand on marche, quand on marche à travers la ville vierge.

When we walk down…

Then, what’s up ? what’s down ? what’s coming now ? où sont les obstacles ? On imagine mal se faire braquer alors qu’on rêvasse. La ville à découvrir, la tienne aujourd’hui, a de ces instants de grâce qui n’appartiennent qu’à ceux qui la dévisagent pour la première fois. I should probably learn the law. Je vois d’ici le spectacle vu d’en haut. Who’s this guy who follows a path he don’t know ?
… et quelle est cette ombre si paisible qui brunit sa peau ?

When we walk down…

Je connais ton nom, sweet city. On m’a un peu parlé de toi mais, we gotta talk now, we gotta let each other know, our bright sides for sure and the darker below. We gotta show what we can do. I’m gonna slow down just for you. On s’regarde une seconde et puis on s’pend à ton cou, sans réfléchir, juste pour rire encore de tout. Parce que tes bras étaient ouverts et que tes murs ont le bon goût de se permettre des couleurs inconnues par chez nous. Sweet city, une vie de plus qu’on aurait pu vivre. Après tout rien ne nous l’interdit. Alors j’en croque encore un bout, en quelques vers, du bout des doigts. Who cares ? And who will say we shouldn’t have ?

En quelques foulées, du bout des pieds, j’en ferai le tour.

Sweet city, inconnue, mon amour…
Track Name: Par coeur
Par coeur

Tu dis rien.
Tu sais qu't'as l'air d'un con ?
Hé !
Tu sais qu't'as l'air d'un con ?

Il est le diseur de silence
il vit aux couleurs de ses nuits blanches
il se tait…

J'ai pas l'coeur de pas m'barrer
j'ai pas l'coeur, pas l'coeur
J'ai pas l'coeur de pas m'traîner
j'ai pas l'coeur, pas l'coeur
J'ai pas l'coeur de pas t'aimer
j'ai pas l'coeur, pas l'coeur
J'ai pas l'coeur assez accroché pour ne pas prendre peur
Alors tu penses que j'peux t'oublier
Tu m'enterres, m'enterres
Tu voudrais m'voir te supplier
par terre, par terre
Tu rentres pour le retrouver
ton menteur, menteur
Et tu t'souviens l'histoire on la connaît, par coeur


Dis-moi
dis-moi, dis-moi, dis-moi
pourquoi tu ne dis rien
dis-moi

Dis-moi
pourquoi tu ne dis rien


C'est pas que tu n'me plaises plus
c'est juste que j'ai plus envie
C'est pas que tu te taises qui m'embête
c'est que toi tu n'ai pas compris
Que tu n'ai pas vu, qu'tu n'ai pas cherché
ce qui m'arrivait, qu'tu n'ai pas senti
que c'est la foudre qui me guette
L'orage bientôt me tombe dessus

Notre songe tombe sur le sol
Ma vieille carapace est fendue
Je prends des gouttes, les prêtres
ne peuvent plus rien pour mon salut
Je sens que mes os rétrécissent
Je vois que ma peau s'épaissit
Ma voix et mes mots se durcissent
les tiens n'arrivent plus jusqu'ici…


Dis-moi
pourquoi tu ne dis rien
dis-moi

Dis-moi
pourquoi tu ne dis rien

Il est le diseur de silence
il vit aux couleurs de ses nuits blanches
il se tait…


Et pourtant dans sa tête ça s'agite
Parcours du combattant
Chaque jour est un nouveau champ
de bataille pour tous ces drôles d'amants
qui courent après leur histoire
On avait pourtant décidé de l'écrire nous-mêmes, cette fois-ci,
de ne laisser personne en changer un mot, une virgule
On s'était approprié ce petit récit
où le moindre détail prenait une majuscule

Le sort suspendu à un fil
on s'est endormi sur ce livre
le corps en équilibre
instable entre les lignes

C'est pas notre histoire qui m'inquiète
je suis parti, tu n'as rien vu,
Je suis devenu quelqu'un d'autre
ou quelque chose, je n'sais plus,
C'est pas ta faute, c'est pas la mienne,
c'est pas les astres, c'est pas l'destin,
C'est pas une vie, mais c'est pas grave,
c'est un désastre et c'est très bien…


Il est le diseur de silence
il vit aux couleurs de ses nuits blanches
il se tait…

Il est le diseur de silence
il vit aux couleurs de ses nuits blanches
il se tait…

Il est le diseur de silence…

le diseur de silence…
Track Name: Bolides ordaliques (extrait de "EPopée floue")
B O L I D E S O R D A L I Q U E S

Quand les bolides auront flambé,
qu’on n’se souviendra plus de rien.
L’histoire aura beau se méfier,
nos pas ne mèneront plus bien loin.

Quand le solide aura flanché,
des cordes cassées pour seul soutien.
La course au pire étant gagnée,
qu’est-ce qu’on devient ?

Mirages déchus,
visages déçus,
images d’un début
disparu dans le lointain.

On ne crève même pas,
on ne rêve même plus,
on ne se soutient pas,
tout juste on se maintient.
Entre le 0, le plus et le moins 1.
Un truc du genre du genre humain.
Humble gentlemen enfin
qui s’essayent à satisfaire leur instinct,
sans faire couler trop de sang,
sans déchirer le dessin
que leur offre l’instant.
Sans désirer ce qui s’éteint,
sans dire : "ça reviendra demain",
parce que c’est toujours pire
de croire que l’obscurité s’éclaire
d’une autre lumière
que celle qu’on peint soi-même sur les murs.
Et Dieu sait
qu’on a peint c’qu’on pouvait,
qu’on a peint son portrait
partout pour pas risquer
qu’il se passe de nous si jamais…
Mais l’histoire a parlé.

Quand les bolides auront flambé,
les murs tombés,
l’histoire aura beau se méfier,
nos pas, pressés mais trébuchants,
soumis aux aléas du temps,
sauront-ils se faire tranquilles enfin ?
Sauront-ils faire silence,
avant que le grand silence ne nous efface.
A jouer l’avenir à pile ou face,
nos pervers plaisirs ordaliques
ont pris la place que l’homme,
étourdi de lui-même, laissait vacante.
Que Dieu nous sauve s’il se dit que nous le méritons.
En attendant,
faisons tourner la suprême planche à biftons…

Et en avant pour la danse !